SIRIONA,

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Les anilles du moulin Neuf
vieux hibou

Je ne pense pas que les logements d'anilles gravés sur les angles des murs soient issus de meules qu'on aurait mises au rebut:1/ Les pierres sont trop épaisses pour provenir de meules. 2/Les formes taillées sont trop approximatives et on n'en trouve pas deux de même dimension. Or, le fer était cher et on ne changeait pas d'anille aussi souvent que de meule. 3/ Je ne vois pas pourquoi on trouverait deux logements sur la même pierre. On peut évidemment admettre qu'on ajustait les anilles dans leur logement sur place et que le tailleur de pierre se soit exercé sur les murs. Cependant, les meules n'étaient pas fabriquées à Preignac et il n'était pas très compliqué pour un meunier qui avait l'habitude de rhabiller les meules de creuser les logements avec exactitude. J'avais avancé une hypothèse donnant à ces gravures une valeur symbolique car la forme de double hache se retrouve souvent mais je n'ai pas trouvé de confirmation. L'idée selon laquelle ces gravures auraient servi à sceller les pierres ne semble pas plus appropriée. Venez voir et faites jaillir la lumière.
pothier

Salut vieux hibou.
Ton idée 2/ m'avait également traversé l'esprit. Sur une pierre en particulier le dessin semble approximatif et bien éloigné d'une forme réaliste (même en devenir). Les meules "n'étaient pas fabriquées à Preignac", certes. Mais ne serait-ce pas possible de penser que la meule arrivait sans le trou d'anille ? Celui-ci alors pouvait être creusé sur place en fonction de l'anille (le fer) qui elle, pouvait / devait être forgée par un forgeron local. La pièce de fer (taille, proportion, profondeur...) devait-elle être d'une forme strictement définie (raison technique?) ou pouvait-elle être laissée à la discrétion d'un forgeron local (comme relevant de sa compétence habituelle) ?
A côté des formes, sur certaines pierres, se trouve un / deux trou (s), selon les cas, qui semblent relativement profonds (dont une avec un genre de bourre : simple terre d'accumulation ou "autre chose"?) Qu'en penser ?
Par ailleurs, il me semble que l'hypothèse symbolique ne doit pas être écartée à priori. La pensée symbolique est incontournable dès qu'on quitte les temps contemporains. N'oublions pas que la double hache est une forme très importante dans l'histoire des symboles. Peut-on y voir un lien avec l'ace ou acette propre à tous les tailleurs de pierre (et également aux tonneliers). Ce qui est curieux, c'est que le meunier lui-même manie l'acette pour rhabiller ses meules périodiquement . La forme elle-même de l'anille n'est pas innocente... Dans ces métiers, ne faut-il pas nécessairement coordonner le technique et le symbolique exactement à la manière du procédé artistique de la mise en abyme...

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