SIRIONA,

SIRIONA,

Le Moulin Neuf / La pipe du meunier

La découverte d'une pipe en terre, marquée "Ls Fiolet-St Omer", sur le chantier du Moulin Neuf a cassé un peu la routine des découvertes de faïences et poteries. Quelques recherches ont suffit pour retracer l'histoire des pipes Fiolet de Saint-Omer.

 

IMG_7951.JPGCliquer pour agrandir. Photo S.A.H.S.G.

 

 

IMG_7955.JPGCliquer pour agrandir. Photo S.A.H.S.G.

 

Des trois plus grandes fabriques de pipes en France, deux sont de Saint Omer : L. Fiolet et Duméril-Leurs. Thomas Fiolet est le fondateur de cette entreprise de pipes en terre qui deviendra, en effet, avec son arrière petit-fils une industrie exportant dans le monde. Leur nom et celui de Saint-Omer. Peu de recherches ont été faites sur les origines de cet homme, Thomas Fiolet, venu de Desvres en 1763, pour s'installer à Saint-Omer. Déjà maître pipier dans les ateliers Vasset à Desvres, il crée deux ans après son arrivée à Saint-Omer, sa propre manufacture qui sera équipée d'emblée de plusieurs fours. La firme prospère rapidement puisqu'en 1773, soit 8 ans seulement après son installation, le Patriote Artésien relate que la production audoméroise concurrence les pipes d'Allemagne, de Hollande et d'Angleterre.

Charles-Dominique, son fils, prend la relève et devient le principal fournisseur de la piperie de l'Hôpital général en 1792. il fournit à l'établissement les outils tels que presses, moules et planches nécessaires à la fabrication des pipes en terre. Charles-Dominique Fiolet aura deux fils, Charles-Joseph-Dominique (1715-1812), et Louis-Joseph (1754-1806). C'est le cadet qui prendra la succession. 

En 1789, la firme emploie 500 ouvriers, et 600 en 1823 lorsque Louis-Maximilien (1783-1834), fils de Louis-Joseph, dirige à son tour l'entreprise. Elle aura 700 employers lorsqu'elle sera en plein essor avec Louis-Maximilien junior (1809-1892). Le gendre de celui-ci, Georges Audebert, lui succédera en 1892, puis, à sa mort en 1897, sa femme Fiolet-Audebert, veuve. La piperie fermera ses portes en 1921.

 

Histoire recueillie par Michel Laville auprès de Marie-Lys Marguerite, conservatrice du Musée de l'Hôtel Sandelin à Saint-Omer.

 



03/03/2014
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 127 autres membres